Le Parlement mozambicain a voté à l’unanimité une loi visant à restaurer la paix après les violences qui ont suivi la présidentielle contestée du 9 octobre. Ces troubles, ayant causé au moins 360 morts, ont conduit à l’adoption de l’Engagement politique pour un Dialogue National Inclusif.
Cette loi prévoit une révision de la constitution, une réduction des pouvoirs présidentiels et des amnisties pour les condamnés des émeutes post-électorales. Issue d’un accord signé le 5 mars entre le président Daniel Chapo et les partis politiques, elle a été qualifiée de « tournant historique » par les différents camps.
Eduardo Mulembwe, ministre chargé des affaires parlementaires, a salué un texte permettant aux citoyens de circuler en toute sécurité à travers le pays. Félix Silvia, leader du FRELIMO, a souligné l’opportunité de refonder le Mozambique sur de nouvelles bases, tandis que l’opposition du MDM y voit « une perspective d’avenir plein d’espoir ».
Le 23 mars, Daniel Chapo et son rival Venancio Mondlane se sont rencontrés pour la première fois depuis l’élection. Malgré la validation des résultats par le Conseil constitutionnel, Mondlane contestait le scrutin et ses partisans avaient déclenché des manifestations. Leur engagement à travailler ensemble marque une avancée vers la réconciliation nationale et un climat politique plus stable.