Le président ghanéen, John Dramani Mahama, a ordonné l’ouverture d’une enquête sur l’arrivée de deux vols suspects à l’aéroport international de Kotoka, potentiellement liés au trafic de drogue et au blanchiment d’argent. Cette décision s’inscrit dans un effort de renforcement de la lutte contre le narcotrafic au Ghana.
Les allégations ont été portées à l’attention du président après une conférence de presse donnée par le député John Ntim Fordjour. Ce dernier a alerté sur les soupçons concernant les vols, sans toutefois fournir de détails supplémentaires. En réponse, le président Mahama a pris la situation très au sérieux, publiant un message sur ses réseaux sociaux et demandant à plusieurs organismes d’enquête, tels que la Commission de contrôle des stupéfiants (NACOC), la police CID, le Bureau national des enquêtes (NIB) et le Coordinateur de la sécurité nationale, de collaborer pleinement à l’enquête.
Mahama a également exhorté le député Fordjour à fournir toutes les informations nécessaires pour permettre une enquête approfondie. Ce développement intervient après une importante saisie de drogue la semaine précédente, d’une valeur de 350 millions de dollars, opérée par le NIB, illustrant les efforts des forces de l’ordre pour contrer le trafic de stupéfiants.
Cette affaire soulève des inquiétudes croissantes concernant le rôle du Ghana comme plaque tournante du trafic de drogues en Afrique de l’Ouest, une région stratégique pour les routes de transit vers l’Europe et d’autres marchés. Le président Mahama a réaffirmé sa politique de « tolérance zéro » envers l’utilisation du pays comme route de trafic.