Philippe Delorme, Secrétaire général de l’enseignement catholique, a admis la responsabilité de son institution lors de son audition devant la commission d’enquête parlementaire sur les violences scolaires. Il a exprimé des regrets, affirmant que l’institution avait « trahi la promesse » faite aux familles et aux jeunes de les aider à se construire, au lieu de cela, elle les a « détruits » en les exposant à des abus graves.
Il a également présenté ses excuses et exprimé sa compassion envers les victimes, en particulier celles touchées par les événements survenus à Bétharram. Delorme a souligné l’importance d’écouter les victimes et de leur donner la possibilité de partager leur souffrance, qui n’avait pas pu être entendue à l’époque des faits.
Le secrétaire général a insisté sur le fait que l’institution avait longtemps privilégié la protection de l’institution au détriment des victimes, mais qu’un changement d’approche avait eu lieu. Désormais, la priorité est d’entendre la vérité et de reconnaître les abus subis.
L’affaire Bétharram continue de défrayer la chronique, avec plusieurs plaintes déposées dans diverses régions de France. Depuis février, un homme a été mis en examen et placé en détention pour viol et agression sexuelle aggravés. Deux autres individus, également interpellés, ont été relâchés après que les faits les concernant soient prescrits. Le Premier ministre François Bayrou est également dans la ligne de mire, accusé de ne pas avoir signalé les faits, bien que ses enfants aient fréquenté l’établissement en question.