Le parquet de Marseille a requis une peine de six mois de prison avec sursis contre l’imam Ismaïl, en lien avec des publications faites sur le réseau social X concernant la situation à Gaza. Cette peine serait accompagnée de diverses autres sanctions, telles qu’une interdiction d’exercer la fonction d’imam à vie, une privation de ses droits civiques pendant cinq ans, une inéligibilité et une interdiction d’utiliser le réseau social X pendant six mois. De plus, le parquet a demandé que l’imam soit inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions terroristes (FIJAIT).
Le procès de l’imam a débuté au tribunal judiciaire de Marseille, où une grande foule de soutiens s’est rassemblée. La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) s’est constituée partie civile, l’accusant de « d’apologie du terrorisme ». L’imam Ismaïl est également visé par des accusations en lien avec ses prêches dans la mosquée des Bleuets, un lieu de culte où il a officié pendant plusieurs années.
En 2024, une procédure de fermeture de cette mosquée avait été engagée par le préfet des Bouches-du-Rhône, mais l’imam avait alors choisi de se retirer de ses fonctions pour permettre à la mosquée de rester ouverte. Connu pour ses prises de position contre l’islamophobie et son engagement pour les droits des musulmans, il bénéficie d’un large soutien, notamment face à l’augmentation des procédures judiciaires visant les voix pro-palestiniennes en France.