Le premier tour de l’élection présidentielle d’hier, dimanche 9 février en Équateur s’annonce serré, avec une compétition tendue entre le Président sortant Daniel Noboa et sa rivale de gauche, Luisa Gonzalez. À mesure que les résultats du dépouillement tombent, l’écart entre les deux candidats se resserre, suggérant la possibilité d’un second tour. Environ 72% des suffrages ayant été comptabilisés à 23h (heure locale, 4h TU lundi), Daniel Noboa obtient 44,66% des voix, tandis que Luisa Gonzalez suit de près avec 43,91%.
Dans ce contexte de violence alimentée par le narcotrafic, la polarisation politique s’est intensifiée. En effet, au-delà des deux favoris, les autres quatorze candidats ont rencontré des résultats décevants, plusieurs n’ayant même pas franchi la barre du 1% des voix. Les partis de Noboa et Gonzalez, respectivement Action Démocratique Nationale et la Révolution Citoyenne, s’imposent d’ores et déjà comme les forces dominantes à venir à l’Assemblée nationale.
Dans un discours de mobilisation, Luisa Gonzalez, qu’elle termine en tête ou non, a insisté sur la nécessité de l’unité de la gauche face à l’actuel président, accusant ce dernier d’utiliser les ressources de l’État à des fins électorales, notamment en offrant des aides financières et des biens comme des cuisinières aux électeurs.
Le président sortant, de son côté, est resté discret et a annulé une fête prévue à Quito pour célébrer les résultats. Si les tendances actuelles se confirment, un second tour devrait se tenir le 13 avril 2025. La journée de vote, marquée par une participation élevée de 83,38%, s’est déroulée dans un calme relatif. Le pays, en pleine lutte contre le narcotrafic, fait face à une dette publique avoisinant 57% du PIB et un taux de pauvreté de 28%.