Jean-Marie Le Pen, figure emblématique de l’extrême droite française, est décédé ce mardi 7 janvier à l’âge de 96 ans. Sa famille a annoncé sa mort dans un établissement médical à Garches, où il avait été admis ces dernières semaines, entouré de ses proches.
Des hommages de la droite à l’extrême droite
Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a salué la mémoire de celui qui a « toujours servi la France ». Il a rappelé son engagement militaire en Indochine et en Algérie, ainsi que ses années de combat pour défendre l’identité et la souveraineté de la France, avant d’exprimer sa solidarité envers la famille de Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen.
Eric Zemmour a qualifié Le Pen de « homme courageux », soulignant son rôle précurseur dans l’alerte aux menaces pesant sur la France. Sébastien Chenu, cadre du Rassemblement national, a évoqué un « immense patriote », regrettant la perte d’un homme cultivé et passionné par la France.
Des critiques de la gauche et de la gauche radicale
À l’inverse, plusieurs personnalités de la gauche ont exprimé des opinions plus acerbes. Jean-Luc Mélenchon a estimé que le respect dû aux défunts ne devait pas empêcher de juger les actes de Jean-Marie Le Pen, qu’il a qualifié de « haineux », « raciste », et « islamophobe ». Philippe Poutou a pour sa part qualifié Le Pen de « colonialiste » et « fasciste », se réjouissant de sa disparition.